09 — 30.01.2026
À nos corps mutants et nomades par Patricia Allio
Horizons
Cette année, Horizons propose un focus sur le travail de Patricia Allio. Trois semaines dédiées au sein de la programmation du Varia pour re-découvrir plusieurs de ses œuvres aussi intimes que politiques et esthétiques, présentées pour la première fois en Belgique.
Grâce au Pass Horizons, entrez dans l’univers de l’artiste Patricia Allio à travers trois de ses spectacles présentés au Varia (Autoportrait à ma grand-mère, Habiter) et aux Halles de Schaerbeek (Dispak Dispac’h). Ce pass nominatif vous donne droit à un billet pour cette sélection de spectacles uniquement, au prix de 33€.
Patricia Allio est une artiste multidisciplinaire bretonne, artiste associée au Théâtre National de Bretagne. Initialement philosophe, elle est auteure, cinéaste, interprète, metteuse en scène, fondatrice et animatrice des rencontres de ICE, et depuis peu co-directrice des Laboratoires d'Aubervilliers. Ses œuvres abordent plusieurs thématiques de prédilection : le corps, les territoires, la liberté de circuler et de s'inventer, les identités queers et de genre inter et antispécistes comme espace de résistance. Ces thématiques déclinées en différentes luttes qui parfois convergent ou du moins sont interconnectées. Elle pousse les formats et joue avec, proposant toujours des œuvres neuves et percutantes, tant dans la forme que sur le fond.
Ses gestes témoignent de choix esthétiques singuliers pour des contenus politiques. Elle cartographie les espaces, les territoires et les urgences.
Que ce soit sous la forme d’un film, d’une proposition théâtrale ou performative, Patricia Allio nous invite à être en mouvement, faire corps commun. Faire corps entre humain·es mais aussi avec le non-humain, ce qui nous entoure et nous précède : la nature et le vivant sont très présent·es dans ses œuvres.
Le Varia vous invite à une plongée dans un travail aux médiums divers et formes éclectiques.
« Je pense que les échos entre les propositions sont nombreux, la porosité grande, même si je ne travaille pas du tout au même endroit au cinéma qu’avec la scène. Le cinéma m’amène du côté de l’inconscient à explorer et mettre en scène l’archéologie des gestes et des images. La scène m’invite davantage à la fabrique démocratique, à l’urgence de dire, à la levée des dénis et à la construction d’une communauté sensible s’appuyant sur le partage de nos vulnérabilités. Mais dans tous les cas, l’exploration du pouvoir performatif de la parole est au centre. Et toujours je propose des formes non spectaculaires, où les spectateur·ices et regardeur·euses sont invité·es à être très actif·ves et à se rencontrer. Il y a souvent une question, une quête, une énigme, subversives, une forme d’herméneutique liée à une dimension cryptique, grâce à une grande présence du hors champ. Qu’est-ce qu’on choisit de ne pas montrer pour que cela soit au Centre ? Comment renouveler, voire renverser notre regard ? »
Patricia Allio bénéficie du soutien de l’Ambassade de France en Belgique et de l'Institut Français dans le cadre d’EXTRA, programme de soutien à la création contemporaine française en Belgique.![]()
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