Lieu
Théâtre Varia
Rue du Sceptre 78
1050 Ixelles
Durée
1h20
Langues
Créole haïtien Français Malgache — st. Français Néerlandais Anglais
Tarifs
Âge
À partir de 12 ans
Accessibilité
pmr accompagnant
pmr

En coprésentation avec le Kaaitheater

Accessibilité

Veuillez nous informer à l'avance si vous êtes une personne à mobilité réduite, malvoyante ou malentendante. Nous vous recommandons de venir avec un·e accompagnant·e et serons ravi·es de vous accueillir avec un accompagnement adapté si nécessaire. 

03—05.03.2026

Fampitaha, fampita, fampitàna

Soa Ratsifandrihana

Danse
Musique
En Familles
Revoir

Les corps diasporiques portent des histoires, y compris celles que l’oubli ou une mémoire non-transmise leur aurait volées. Dans ce conte qui mêle les influences, la danse s’inscrit dans une réalité alternative où l’arrachement n’aurait pas eu lieu. 

EN

Diasporic bodies carry stories—including those that forgetting, or an unpassed-down memory, might have stolen from them. In this tale that weaves together influences, dance unfolds in an alternative reality where the uprooting never took place.

RÉSUMÉ

Fampitaha, fampita, fampitàna, signifie respectivement comparaison, transmission et rivalité en malgache. Sur scène, quatre corps marqués par l’exil, tendent à se réapproprier un lieu qui leur échappe. Ils portent en eux l’hybridité des appartenances multiples et comme la langue, ils sont empreints de métamorphoses successives. Ils pulsent, dialoguent et s’affrontent au rythme de la guitare de Joël Rabesolo mais surtout tentent d’exorciser les violences emmagasinées qui leur collent à la peau.  

La prolifique chorégraphe et interprète Soa Ratsifandrihana, née en France, y ayant grandi, d’origine malgache, et installée en Belgique, n’en finit pas de coudre ensemble les époques, les cultures, les couches de soi et les pratiques artistiques dans une exploration continue des origines. Sur scène, elle s’entoure de deux performeur·euses, Audrey Merilus et Stanley Ollivier. Le mouvement y est un langage en soi qui permet l’émancipation, la réappropriation de son histoire et invente parallèlement de nouvelles façons de se raconter.

Œuvre singulière aux nombreuses ramifications, Fampitaha, fampita, fampitàna est l’écho d’un écartèlement et d’une quête de réconciliation. À la fois vibrante et colorée, la pièce s’inscrit à l’intersection des langages métissés et des territoires, fussent-ils inventés. Le Varia est ravi d’accueillir à nouveau cette co-création, soutenue en partenariat avec le Kaaitheater.  

Some 150 years after her death, the shadow of Ranavalona I still hangs over the history of Madagascar. Assuming the throne on the death of her husband in 1828, the woman who came to be known as "the Malagasy Caligula" ruled her country with an iron fist and, having ruled for 33 years, she left behind her a legacy of contrasts, to put it mildly. Historians, especially in Europe, have tried to create a dark legend for her. But what is the true legacy of this powerful woman who never ceased to defend the autonomy of her island against the onslaught of the colonial powers? Isn't it time we demystified what we have learned and told a different story? 

Travelling back to Madagascar's fractured past, where part of her roots lie, dancer and choreographer Soa Ratsifandrihana weaves a story she would have loved to hear as a child. She travelled to the island to gather the words of scholars, storytellers and elders, working to defend a long oral tradition that is now under threat. Soa invites us to discover a hybrid, sensory creation in which words, bodies and soundscapes intertwine. It's a raw new language that unlocks the mysteries of Soa's own heritage, and brings ancestral memory to the heart of the present. 

A mix of radio storytelling, musical composition and choreographic creation, Soa Ratsifandrihana's new work focuses on the fusion of orality and movement, reminding us that our bodies, like our words, are the bearers of stories.

Anderhalve eeuw na haar dood hangt de schaduw van Ranavalona I nog steeds over de geschiedenis van Madagaskar. De vrouw die na de dood van haar man in 1828 de troon besteeg en bekend werd als "de Malagassische Caligula" regeerde haar land met ijzeren vuist en liet aan het einde van haar 33-jarige regeerperiode op zijn zachtst gezegd een erfenis van contrasten achter. Geschiedkundigen, vooral in Europa, hebben een duistere legende over haar gecreëerd. Maar wat is eigenlijk de erfenis van deze vrouw van de macht, die nooit ophield de autonomie van haar eiland te verdedigen tegen de aanvallen van de koloniale machten? Is het niet tijd om wat we geleerd hebben te demystificeren en een ander verhaal te vertellen?

Soa Ratsifandrihana, danseres en choreografe, reist naar het gebroken verleden van Madagaskar, waar een deel van haar wortels ligt, en weeft een verhaal dat ze als kind graag had willen horen. Ze reisde naar het eiland om de woorden van geleerden, verhalenvertellers en ouderen te verzamelen en zo een lange orale traditie te verdedigen die nu bedreigd wordt. Soa nodigt ons uit om een hybride, zintuiglijke creatie te ontdekken waarin woorden, lichamen en soundscapes met elkaar verweven zijn. Het is een rauwe nieuwe taal die de mysteries van Soa's eigen erfgoed ontsluit en voorouderlijke herinneringen naar het hart van het heden brengt. Dit werk, een mix van radiovertellingen, muzikale compositie en choreografische creatie, richt zich op de samensmelting van oraliteit en beweging en herinnert ons eraan dat onze lichamen, net als onze woorden, de dragers van verhalen zijn.

Photo Harilay Rabenjamina, Vidéo Antoine Chambre

Elle devient des footwork entraînants, un bal où les ondulations chaloupées côtoient la danse contemporaine dans une atmosphère solaire et dense. Une histoire coloniale se dessine, autant dans ces réminiscences de gestes que dans la mention de la « rue Gallieni »

Belinda Mathieu, sceneweb, 18/04/2024

Chaussés de bottes futuristes en argent, tous mis sur un pied d’égalité après que le créole a été convoqué et que le mutisme, la langue coupée, a pu s’offrir la possibilité du langage, les trois interprètes se lancent, chacun à son tour, dans des pas neufs. La transmission, une fois que le corps n’est plus assujetti au regard de l’autre, se fait d’individu à individu, en une chaîne continue de gestes. Fini le rose des robes, le kaki mental, les bottes couleur argent. Voilà la force de cette pièce, grâce à l’intensité de présence vécue de bout en bout dans des corps qui incarnent, des pieds à la tête, la soif de réappropriation de soi sans trop savoir comment.

Muriel Steinmetz, L’Humanité, 05/09/2024
Distribution

Direction artistique Soa Ratsifandrihana  

Création Audrey Merilus, Stanley Ollivier, Soa Ratsifandrihana 

Interprétation Constant Bitihuse, Audrey Merilus, Soa Ratsifandrihana

Phrase footwork Jérémie Polin Razanaparany aka Raza 

Musique originale et interprétation Joël Rabesolo  

Dramaturgie Lily Brieu Nguyen  

Collaboration artistique Jérémie Polin Razanaparany aka Raza, Amelia Ewu, Thi Mai Nguyen   

Lumières Marie-Christine Soma  

Costumes Harilay Rabenjamina  

Avec la complicité de l'Atelier Costumes du Théâtre Varia - Fabienne Damiean, Baptiste Alexandre, Marie-Céline Debande  

Son Chloé Despax, Guilhem Angot  

Regard sur les questions de transmission et d’identité Prisca Ratovonasy  

Collaboration à l'écriture Sékou Séméga  

Regard extérieur Maria Dogahe  

Vidéos Valérianne Poidevin et Antoine Chambre  

Régie générale de tournée Thomas Rouleau-Gallais   

Régie lumière Diane Guérin, Julien Rauche (en alternance)  

Régie son Guilhem Angot, Paul Boulier, Jean-Louis Walfart (en alternance)

Tournée développement et administration Alma Office (à partir de janvier 2026) – Anne-Lise Gobin, Camille Queval

Crédits

Production de tournée (depuis janvier 2026) : Compagnie Kintana en collaboration avec La cordiale.

Production AMA Brussels - Babacar Ba, Clara Schmitt, Emi Parot, France Morin

Production déléguée à sa création en 2024 par AMA Brussels et Théâtre Varia, en collaboration avec Météores.

Coproduction Kaaitheater, Kunstenfestivaldesarts, Théâtre Varia, Charleroi danse, MC93 — Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, ICI – centre chorégraphique national Montpellier Occitanie / Direction Christian Rizzo , centre chorégraphique national d'Orléans-direction Maud Le Pladec, Le Gymnase-CDCN Roubaix, La Place de la Danse-CDCN Toulouse / Occitanie, Fonds Yavarhoussen, Tanz im August / HAU Hebbel am Ufer, Fonds Transfabrik - fonds franco-allemand pour le spectacle vivant, La Coop asbl, Shelter Prod. Coproduction A-CDCN (Les Hivernales - CDCN d’Avignon, La Manufacture - CDCN Nouvelle- Aquitaine Bordeaux · La Rochelle, L’échangeur – CDCN Hauts-de-France, Le Dancing CDCN Dijon Bourgogne-Franche-Comté, Chorège CDCN Falaise Normandie, Le Pacifique - CDCN Grenoble - Auvergne - Rhône- Alpes, Touka Danses - CDCN Guyane, Atelier de Paris / CDCN, Le Gymnase CDCN Roubaix - Hauts-de-France, POLE-SUD CDCN / Strasbourg, La Place de la Danse - CDCN Toulouse / Occitanie, La Maison Danse CDCN Uzès Gard Occitanie, La briqueterie CDCN du Val- de-Marne).

Résidences ICI - CCN Montpellier Occitanie, La Bellone - Maison du spectacle, Gemeenschapscentrum De Kriekelaar, Université d’Antananarivo, KAAP, Le Gymnase-CDCN Roubaix, Théâtre Varia, CCN d’Orléans, Radio Grenouille.

Avec le soutien de Dance Reflections by Van Cleef & Arpels.

Avec le soutien de Fédération Wallonie-Bruxelles – Direction de la danse, Wallonie Bruxelles International, taxshelter.be, ING et tax shelter du gouvernement fédéral belge.

Remerciements à Maria Dogahe, Jonathan, Do sy Bodo.

 

Pour Rado.

Dates de tournée

Théâtre Sévelin 36 (Genève, CH) 6 mars 2025 

Le Gymnase – CDCN (Roubaix, FR) 10 mars 2025 

Théâtre de Choisy (Vitry-sur-Seine, FR) 13 mars 2025 

Kaserne Basel (Bâle, CH) 4—5 avril 2025 

Chaillot - Théâtre national de la Danse (Paris, FR) 9—12 avril 2025 

Chorège - CDCN (Falaise Normandie, FR) 22 mai 2025 

Pavillon ADC (Genève, Suisse) 30 septembre, 1—2 octobre 2025